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Et si les assistés n’étaient pas ceux dont-on nous rabat les oreilles à longueur d’antenne

jeudi 5 janvier 2017, par Lolo

CICE : la (vraie) France des assistés !

20 milliards d’Euro de cadeau au patronat ou 20.000.000.000€

Le coût du CICE en 2016 c’est :
- 7,3 fois le budget de l’ « Agriculture, alimentation, forêt et affaires rurales » (2,7 milliards).
- 7,3 fois aussi le budget de la « Culture » (2,7 milliards).
- 2 fois le budget de l’ « Ecologie, développement et mobilité durables » (9,1 milliards).
- 2,4 fois le budget de la « Justice » (8,2 milliards).
- 33,3 fois le budget de « Sport, jeunesse et vie associative » (0,6 milliard).
- 36 fois le budget des « Médias, livres et industries culturelles ».
- 50 % du budget de la « Défense » (39,6 milliards).
- 30 % du budget de l’ « Enseignement scolaire » (67 milliards).

Et combien de SMIC ?

- Carrefour : 120 millions de CICE.
De quoi soutenir l’envolée des dividendes : + 25 % depuis 2012, 517 millions d’€, soit 62 % des bénéfices.
De quoi aider aussi un nécessiteux, le PDG, dont le salaire double, de 3,7 à 7 millions d’€.
- Casino, qui touche 97 millions de CICE et qui réduit ses « frais de personnel » d’à peu près autant. T
andis que la « rémunération des dirigeants », elle, ne connaît pas la crise : +12,5 % entre 2014 et 2015.
- Mais aussi Auchan : 88 millions d’€ de CICE.
Les dividendes versés à la famille Mulliez ont quasiment triplé : 200 millions en 2015, contre 67 en 2014.... et tant d’autres...

Et c’est pas suffisant, toujours plus pour les patrons et actionnaires...
Le Pacte de responsabilité exonère les employeurs à Hauteur de 41 milliards d’euros soit 41.000.000.000€ de cotisation sociale sans aucune contrepartie.

Rappelons que les cotisations sociales, c’est une part des salaires non versée aux salariés, mise en commun pour répondre aux besoins collectifs de protection sociale.
C’est ce que l’on appelle le « salaire socialisé ».

Les économistes parlent de la dette exorbitante de l’Etat mais sans jamais pointer du doigt ces patrons assistés qui la plombent.

L’ensemble des cadeaux fait au patronat sous forme d’aides directes, de crédit d’impôt et d’exonération de cotisations se monte annuellement maintenant à 230 milliards d’euros.

Que fait le patronat de cette manne financière accordée sans aucun contrôle ?
Il délocalise, pour accroître ses profits dans les pays à bas salaires et dont les contraintes étatiques sont moindres.
C’est l’une des causes de la désindustrialisation de la France, 700 000 emplois industriels ont disparu en 10 ans.

Depuis le début du quinquennat de F. Hollande 180 000 emplois ont disparu.
La production manufacturière a reculé en 2013 de 1% et est inférieure de 16% à celle de 2007 !
En 2013, il s’est fermé plus d’entreprises qu’il ne s’en est créé.
Et malgré cela, les entreprises cotées en bourse affichent des résultats excellents.
En 2000, les entreprises françaises versaient 42 milliards d’euros de dividendes, en 2012, cette somme est passée à 82 milliards.
Les entreprises du CAC40, quant à elles, ont engrangé 48 milliards d’euros de profits en 2013.
Ces profits alimentent les fortunes personnelles des actionnaires et des dirigeants d’entreprises.

Et des candidats comme le leader de LR un certain F. FILLON, mais aussi E. MACRON ou M. VALLS veulent encore faire plus pour le patronat aux détriment de ces millions de citoyens dont les poches sont pourtant usées et vide en fin de mois et qui finirons bien en guenilles, ces gueux.

Si seulement nous pouvions rétablir les colossales fortunes de ces 250 grandes familles Française d’avant guerre, que ces manants dans le cadre du CNR (programme national de la résistance) ont impunément oser répartir la richesse concentré sur petit nombre de privilégiés aux plus grands nombres...

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