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Le 9 février 2017 : Grève des salariés de l’aide à domicile ADPA - le VIRAGE HUMAIN - UR CGT Rhône-Alpes
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Le 9 février 2017 : Grève des salariés de l’aide à domicile ADPA

jeudi 9 février 2017

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Comme pour le 15 décembre 2016, (Isère) le syndicat ADPA CGT appelle les salariés de l’aide à domicile de l’ADPA à la grève lundi 9 février 2017.

Les salariées de cette association iséroise d’aide à domicile seront en grève pour, leurs conditions de vie et de travail.

Rassemblement :
à 10h devant la Maison de l’Aide à domicile 79 crs Jean Jaurès, à GRENOBLE
à 14h devant le Conseil départemental, rue Fantin Latour.

L’ADPA cumule depuis 2014 un déficit atteignant à ce jour plus de 3 Millions d’euros.

Depuis plusieurs années des plans de redressement sont mis en place sans que cela améliore la situation financière de l’association, dégradant de façon considérable les conditions de travail des salariés et impactant ainsi la prise en charge des usagers.

La Direction vient d’annoncer la suppression « d’avantages » issus d’un accord d’entreprise dont bénéficiaient les salariés, tels que :

Temps de déplacement entre 2 personnes : aujourd’hui les salariés ont 15 minutes considérées comme du temps de travail effectif pour leur permettre de se rendre d’une personne à une autre. L’ADPA a demandé dans son budget prévisionnel au Conseil Départemental une prise en compte de seulement 6 minutes alors que les temps de déplacement n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. A cela se rajoute la multiplication des temps d’intervention de 30 minutes et 45 minutes qui forcément accroit le nombre de trajets.

La majoration des interventions des dimanches et des jours fériés : la majoration appliquée à ce jour est de 50%, l’ADPA veut la ramener à 45%. Donc baisse de la rémunération.

Le montant de l’astreinte : Aujourd’hui ce montant est de 50 euros brut (astreinte démarrant du vendredi 16h et s’achevant dimanche 20h), la Direction a décidé de diminuer ce montant et de le passer à 40 euros.

Les frais kilométriques : Le montant actuel est 0.40 euros/km, la Direction veut le passer à 0.35/km alors que tout augmente (carburant, entretien du véhicule…). Le nombre de trajets a augmenté entrainant une usure accélérée des véhicules.

Les conséquences immédiates sont :

Une baisse de la rémunération (liée à la baisse des indemnités d’astreinte, baisse des frais/km, baisse de la majoration des dimanches et jours fériés). Passer à 6 minutes revient à nier la réalité et ne pas payer les salariés pour le temps de déplacement réel. Par ailleurs cela va entrainer une augmentation du nombre d’interventions dans la journée, de la charge physique et psychologique, du stress, des risques professionnels notamment risques routiers et déplacement.

A cela se rajoute la volonté de l’ADPA de développer l’activité autour du handicap sans formation spécifique pour la prise en charge.

Les salariés en sont arrivés à s’interroger sur le sens de leur travail, préférant pour certaines démissionner plutôt que de subir des conditions de travail très dégradées. Etre flexible, polyvalent, adaptable instantanément à toutes les situations, c’est ce qu’on demande continuellement aux salariés : en faire toujours plus avec encore moins.

A l’heure où les besoins liés à la perte d’autonomie sont croissants, la réponse n’est pas à la hauteur des enjeux qui se posent à notre société.

conflit ADPA mars 2012 L’heure est à la reconnaissance de ces salariés invisibles qu’on cache dans la sphère privée du domicile. Les métiers nécessitent une vraie reconnaissance en termes de salaires, de qualification, de temps de travail, des conditions de travail, de formations dignes de ce nom, de respect de la législation en vigueur. D’autant plus que les employeurs véhiculent l’idée qu’ils offrent un emploi et que les salariés devraient être reconnaissants. Les salariés n’aident pas leur employeur, elles font leur travail.

Les propos de notre Direction qui visent à promouvoir les valeurs de l’économie sociale et solidaire sont devenus inaudibles. Les salariés ne se nourrissent pas et ne paient pas leur loyer et leurs factures avec des valeurs.

Ces discours ne sont devenus qu’une justification pour tirer vers le bas l’ensemble des droits, des acquis des salariés.

Pas 1 euro de moins, pas 1 minute de plus !!

Linda Benreguig (déléguée syndicale) Tél : 06 50 67 32 55


Manifestation du personnel de l’ADPA