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Hausse du chômage -Un désastre et non un record

jeudi 25 avril 2013

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Le nombre de chômeurs dans la catégorie phare a battu son record en mars, à 3.224.600, augmentant pour le 24e mois consécutif, selon les chiffres publiés jeudi par le ministère du Travail.
Le précédent record datait de janvier 1997 (3.195.500).
Soit En moyenne sur le quatrième trimestre 2012, le taux de chômage au sens du BIT s’établit à 10,6 % de la population active en France (y compris Dom).
Le ministre du Travail, souligne que la population active a augmenté de 3 millions de personnes depuis 1997.

Un désastre et non un record

Les chiffres du chômage viennent de tomber. Ils sont hélas sans surprise pour ce 24ème mois continu : toujours plus de demandeurs d’emploi et aucune embellie ne se profile à l’horizon ! Ainsi la courbe déjà bien vertigineuse fait apparaître le chiffre de 3 224 600 demandeurs d’emploi dans notre pays, avec 1,2% d’augmentation sur le mois.

Comme toujours, les plus fragiles paient cher l’addition. Le chômage des jeunes représente à lui seul 24,19% de l’effectif des demandeurs d’emploi. Les timides mesures censées favoriser leur emploi, ne démontre pas leur efficacité.

Les emplois d’avenir peinent à exister dans le secteur non marchand. Les aides aux entreprises concluant des contrats de génération n’ont pour effet que l’aubaine d’une main d’œuvre bon marché. Le chômage des Femmes (qui sont déjà lourdement frappées par le temps partiel subi) et des seniors demeurent lui aussi très inquiétant.

Les fermetures de sites envoient chaque mois des salariés à Pôle emploi. Elles sont à cumuler avec la fin des CDD, la fin des missions d’intérim ainsi que les ruptures conventionnelles.

Le non renouvellement des contrats à durée déterminée (CDD) et la fin des missions d’intérim pèsent de manière significative sur l’envolée du chômage constituant ainsi plus de 50% des demandeurs d’emploi (source : UNEDIC 2013).

Malheureusement, il y a fort à parier que la situation ne va pas s’améliorer. La loi faussement appelée « sécurisation de l’emploi » votée le 16 avril dernier, ne vise nullement la création d’emplois. Pire, elle va fragiliser ceux qui ont un emploi aujourd’hui en flexibilisant davantage le statut du contrat de travail et son contenu. Le tout aboutira à une véritable insécurité pour tous les salariés nouvellement amputés de nombreux droits.

Pendant ce temps, rien n’est fait pour s’attaquer aux causes réelles du chômage. Le manque d’ambition de politique industrielle, seule capable de relancer l’activité économique constitue un frein majeur aux politiques publiques.

Nous avons au contraire besoin d’un État stratège qui définisse les priorités, qui cesse de faire des cadeaux au Medef et qui impulse, y compris au niveau européen, une politique dynamique tournée vers la croissance et vers l’emploi.

C’est pour cette raison, que la CGT s’inscrit pleinement et dès maintenant dans la semaine d’action décidée par la Confédération Européenne des Syndicats du 7 au 14 juin 2013 avec les 80 organisations qui la composent et le slogan est « changer de cap contre les politiques d’austérité ».

Déjà, le 1er mai journée internationale du travail, les salariés et retraités doivent pouvoir se faire entendre, pour le progrès social, contre l’austérité et pour l’emploi.


La France est en récession

L’augmentation devrait se poursuivre d’ici la fin de l’année 2013, voire même en 2014.

La raison, c’est que la croissance française est en berne. Tous les économistes sont d’accord sur un point : pour stabiliser la courbe du chômage, il faut 1,2 point de croissance en plus à la France.

Il en faut 1,5 point pour créer des emplois et inverser la courbe, comme l’a promis François Hollande.

Les dernières prévisions de croissance de l’OCDE ont encore dû être revues à la baisse, même si le gouvernement reste optimiste.

Conséquence : tant que le moteur de la croissance ne repartira pas, le nombre de demandeurs d’emploi devrait continuer d’augmenter.

En 2014, la croissance pourrait se situer entre 0,6 et 1,2 point.

Dans ce dernier cas, le plus optimiste, le chômage se stabiliserait en 2014.

La situation du marché de l’emploi continuera à se dégrader si cette croissance est inférieure à 1,2 point.

Pour rappel en janvier 2013 : A 3.169.300, ce dernier atteint son plus haut niveau depuis plus de 15 ans et demi et frôle le record enregistré en janvier 1997 (3.195.500 selon la nouvelle méthode de comptabilité.

La hausse du chômage une préoccupation importante des français dans la campagne présidentielle... Chômage 2012...


Dans le même temps en Espagne : plus de six millions de chômeurs

Le chômage en Espagne a encore progressé au premier trimestre 2013, atteignant le nouveau seuil historique de 27,16% avec plus de six millions de sans-emploi, alors que le pays reste plongé dans la récession.

À la fin mars, l’Espagne, quatrième économie de la zone euro soumise à un effort de rigueur sans précédent, comptait 6 202 700 chômeurs, soit 237 400 personnes de plus qu’au trimestre précédent, selon les chiffres publiés jeudi par l’Institut national de la statistique.

Parmi les pays de l’Union européenne, le taux de chômage en Espagne se situe à peine derrière celui de la Grèce, le plus fort de la région, qui atteignait 27,2% en janvier.

À la fin décembre, l’Espagne affichait un taux de chômage de 26,02% et sur le dernier trimestre de 2012, le nombre de chômeurs avait progressé de 187 300.

Le nombre de sans-emploi a continué à augmenter fortement entre janvier et mars, malgré les assurances données mercredi par le chef du gouvernement, Mariano Rajoy, selon qui la hausse au premier trimestre devait être « la plus faible de ces dernières années ».

Il avait toutefois prévenu que sur l’ensemble de l’année, la situation de l’emploi « ne serait pas bonne », mais qu’elle serait « moins mauvaise que les années précédentes ».

Cette nouvelle aggravation du chômage s’ajoute à la poursuite attendue de la récession au premier trimestre, la Banque d’Espagne prévoyant une recul du produit intérieur brut de 0,5% durant cette période.


En février 2013, le taux de chômage moyen des 17 pays de la zone euro est stable sur un mois. Il augmente de 1,1 point sur un an, à 12%.

Parmi les bons élèves, la Norvège fait figure de premier de la classe avec un taux de chômage de 3,5%, suivie par l’Autriche (4,8%), l’Allemagne (5,4%) et le Luxembourg (5,5%).

En revanche, la Grèce enregistre toujours le plus fort taux de chômage de la zone euro avec 27,2 % de sa population active, désormais à égalité avec l’Espagne. Sur un an, les plus fortes hausses du taux de chômage ont été enregistrées en Grèce, à Chypre ou encore au Portugal où le chômage est passé de 14,8% à 17,5% en un an.

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