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Une attaque sans précédant contre les fondements de la SECU - le VIRAGE HUMAIN - UR CGT Rhône-Alpes
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Une attaque sans précédant contre les fondements de la SECU

vendredi 4 avril 2014

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La Fédération CGT des Organismes Sociaux, sort dans le contexte d’une accentuation du programme gouvernemental malgré la gifle infligé par le peuple de gauche lors des municipales, deux communiqués de presse IMPORTANT + une déclaration des membres de la CEF du 10 avril 2014.


Déclaration Fédération CGT
De la Commission Exécutive Fédérale

Monsieur le Premier Ministre nous ne vous laisserons pas détruire la Sécurité sociale !

Les annonces faites par le premier ministre dans son discours de politique générale sont inquiétantes : pacte de responsabilité, diminution des cotisations sociales des salariés, crédit d’impôt aux entreprises.

En outre, le Premier Ministre confirme la suppression de la Contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S).

Cette contribution, à la charge des entreprises réalisant un chiffre d’affaire supérieur à 760 000€, est affectée au financement du régime social des indépendants.

Il s’agit d’un nouveau cadeau aux très grandes entreprises au détriment de la Sécurité sociale des travailleurs indépendants. En outre rien n’est dit sur le devenir des 160 salariés du RSI qui traitent cette contribution.

Ces réformes n’ont qu’un seul but, remettre en cause la Sécurité sociale dans son ensemble (régime général des salariés, MSA, Régime Social des Indépendants).

Elles sont inacceptables.

En s’attaquant au financement par les cotisations salariales, le gouvernement décide de revenir au début du 20ème siècle.

A une époque où les salariés et leur famille, confrontés à la maladie, trop âgés pour travailler devaient s’en remettre à la charité.

Si en 1944, le Conseil National de la Résistance décide de créer la Sécurité sociale, financée par les cotisations des salariés, c’est bien parce que le système des assurances sociales et la retraite ouvrière et paysanne étaient en échec.

Présenter aux salariés la réduction de leur cotisation sociale comme un moyen d’augmenter leur salaire net relève de la supercherie.

En effet, ces cotisations représentent une partie du salaire « socialisé », c’est-à-dire mis dans le pot commun de la Sécurité sociale, pour permettre dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle, à chacun de prendre sa retraite, de se soigner lui et sa famille, d’élever ses enfants.

En réduisant cette partie « socialisée »,
le gouvernement lamine immédiatement le budget de la Sécurité sociale.

Ces cotisations prélevées sur les salaires ne sont pas placées en bourse.

Elles ne vont pas dans la poche des actionnaires.

La partie consacrée à la gestion du système est infime (moins de 4% des sommes collectées).

Ces cotisations sont immédiatement utilisées, pour la maladie, les prestations familiales, les pensions des retraités.

Le salarié qui aura vu, provisoirement, son salaire net augmenté de 40 euros le regrettera vite.

Moins d’argent dans les caisses de la Sécurité sociale provoquera une nouvelle baisse des prises en charge par l’assurance maladie ou une nouvelle baisse des pensions.

Dans tous les cas si ce salarié veut se soigner ou bénéficier d’une retraite convenable, il devra prendre une ou des assurances complémentaires.

Les 40 euros qu’il aura gagnés n’y suffiront pas.

Ce que le gouvernement aura donné d’une main aux salariés, le Medef le reprendra au centuple par le biais des compagnies d’assurance.

Il s’agit d’un vol en bande organisée. Les chefs de bande s’appellent Hollande, Valls et Gattaz.

Ne laissons pas dépouiller la Sécurité sociale.

L’heure n’est pas à la résignation.

Tous ensemble le 12 avril et le 1er mai manifestons contre l’austérité, pour les salaires, l’emploi et la défense de notre protection sociale.


Sécurité sociale, un terrible retour en arrière

C’est à un recul de plus de 70 ans auquel voudraient nous contraindre le Medef et le gouvernement.

Un retour à la situation d’avant les ordonnances de 1945 pour être plus précis. Au pillage des ressources de la famille, par la quasi suppression des cotisations familiales, le Président de la République ajoute le pillage des ressources de l’assurance maladie et de la retraite.

« Au pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés »…

Ainsi s’exprimait le Président de la République lors de son intervention télévisée du lundi 31 mars 2014.

Non, le Président de la République n’a pas entendu les salariés qui ont manifesté le 18 mars.

Non, il n’a pas entendu tous ces électeurs dépités par les renoncements de ce gouvernement par son allégeance affichée au Medef.

Dès le 31 mars 2014, il franchit une nouvelle étape dans sa volonté de détruire notre Sécurité sociale.

En s’attaquant au financement par les cotisations salariales il décide de revenir au début du 20ème siècle.

A une époque où les salariés et leur famille, confrontés à la maladie, trop âgés pour travailler devaient s’en remettre à la charité.

Si en 1944, le Conseil National de la Résistance décide de créer la Sécurité sociale, financée par les cotisations des salariés, c’est bien parce que le système des assurances sociales et la retraite ouvrière et paysanne étaient en échec.

Présenter aux salariés la réduction de leur cotisation sociale comme un moyen d’augmenter leur salaire net relève de la supercherie.

En effet, ces cotisations représentent une partie du salaire, « socialisé », c’est-à-dire mis dans le pot commun de la sécurité sociale, pour permettre dans le cadre de la solidarité intergénérationnelle, à chacun de prendre sa retraite, de se soigner lui et sa famille, d’élever ses enfants.

Si le gouvernement réduit cette partie « socialisée », le budget de la Sécurité sociale va en être immédiatement affecté.

Ces cotisations prélevées sur les salaires ne sont pas placées en bourse. Elles ne vont pas dans la poche des actionnaires.

La partie consacrée à la gestion du système est infime (moins de 4% des sommes collectées).

Ces cotisations sont immédiatement utilisées, pour la maladie, les prestations familiales, les pensions des retraités.

Ce salarié qui aura vu, provisoirement, son salaire net augmenté de 60 ou 70 euros le regrettera vite.

Moins d’argent dans les caisses de la sécurité sociale provoquera une nouvelle baisse des prises en charge par l’assurance maladie ou une nouvelle baisse des pensions.

Dans tous les cas, si ce salarié veut se soigner ou bénéficier d’une retraite convenable il devra prendre une ou des assurances complémentaires et sur-complémentaires.

Les 60 euros qu’il aura gagnés n’y suffiront pas.

Ce que le gouvernement aura donné d’une main aux salariés, le Medef le reprendra au centuple par le biais des compagnies d’assurance et de leurs actionnaires.

Il s’agit d’un vol en bande organisée. Les chefs de bande s’appellent Hollande et Gattaz.

Ne laissons pas dépouiller notre Sécurité sociale.


Pacte de responsabilité braderie de la branche Famille

En 1945, le Conseil National de la Résistance a créé la Sécurité sociale pour assurer le bien-être de tous, de la naissance à la mort. Ainsi, la branche famille fait partie intégrante de la Sécurité sociale depuis sa création.

Elle est financée par une cotisation employeur sur nos salaires : elle est partie intégrante du salaire socialisé.

C’est quoi le salaire socialisé ? C’est le fruit de notre travail, c’est-à-dire le salaire brut de notre fiche de paye plus les cotisations dites employeur.

Le salaire socialisé sert à couvrir l’ensemble des risques sociaux, maladie, vieillesse, décès, invalidité, accident de travail et à financer les allocations familiales.

Le salaire socialisé, c’est la garantie d’une couverture sociale, quel que soit notre niveau de revenu. C’est la solidarité entre malades et bien portants, c’est la solidarité intergénérationnelle.

Le gouvernement propose que d’ici 2017, les employeurs soient exonérés totalement des cotisations allocations familiales.

Quel cadeau au Medef, sans aucune contrepartie !

C’est un holdup sur nos salaires.

Qui va financer la politique familiale : l’impôt et la TVA ?

Le Medef ne s’est engagé sur aucune création d’emplois, ni augmentation de salaires, ni investissement.

C’est un cadeau qui aura de graves conséquences.

Si la branche famille est financée par le budget de l’État, elle n’aura plus de recettes affectées. La politique familiale sera dépendante des décisions du gouvernement, au même titre que la politique militaire.

Quel avenir pour les 34 000 salariés de la branche famille, quand on sait que le pacte de responsabilité prévoit une baisse de 50 milliards de dépenses publiques, soit des milliers d’emplois qui vont disparaître.

Quel avenir de l’action sociale dans la branche famille ?

Le pacte de responsabilité a été rejeté par une majorité des organisations syndicales.

Seules la CFDT et la CFTC l’ont paraphé. Il est donc minoritaire.

Il ne doit pas s’appliquer !

Faisons-nous entendre avant qu’il soit présenté au Parlement.