Strict Standards: Only variables should be passed by reference in /home/cgtsecu/www/ecrire/public/composer.php(49) : eval()'d code on line 298
CAF pas une rencontre des Directeurs et présidents sans la CGT - le VIRAGE HUMAIN - UR CGT Rhône-Alpes
Accueil Site sécu CGT département de l'Isère La sécu
Accueil du site > 01 - Nos Professions > CAF > CAF pas une rencontre des Directeurs et présidents sans la CGT

CAF pas une rencontre des Directeurs et présidents sans la CGT

vendredi 21 novembre 2014

Version imprimable de cet article

Vendredi 21 novembre, les Directeurs et Présidents des CAF se réunissaient en "Grand Messe" à Lyon.

La CGT des CAF soutenues par l’ensemble de la CGT des Organismes Sociaux de la région Rhône Alpes ont décidé de les accueillir comme il se doit, les camarades du nouveau syndicat URA étaient présents en la qualité de Corinne, Muriel et Laurent.

Il n’est pas question pour nous de laisser les Directeurs et les Présidents des CAF "tailler la bavette" comme si les salariés n’existaient pas.

Une délégation à été reçue (Lire le compte rendu...).

Nous avons faire entendre la voix du personnel.


Compte rendu de la rencontre avec Monsieur Lenoir,
Directeur de la CNAF le 21/11/2014

A l’occasion de la rencontre annuelle des présidents des CAF à Lyon les 20 et 21 novembre 2014, le collectif régional Rhône Alpes des organismes sociaux avait demandé une entrevue avec le directeur de la CNAF.

Une délégation composée de Lucia GIORGIANI de la CAF de l’Ain, de François Xavier de la CPAM de l’Ardèche, de Franck TIONVILLE de la CPAM de l’Isère, de Pierre Yves DROGOZ de CAF de la Loire, de Véronique CHARMEIL de la CAF du Rhône, de Muriel BOUSSUGE de la CAF de la Savoie, de Murielle PEREYRON, responsable de la région Rhône Alpes et de Mohamed LOUNAS responsable fédéral, a donc été reçue à 10 h 30 par Monsieur LENOIR accompagné de Monsieur SIMONNOT directeur de la CAF du Rhône et de Monsieur RENOUX, responsable du réseau des CAF.

Nous avons exprimé à tour de rôle les préoccupations légitimes des personnels des CAF de la région.

Tous, nous avons répété que les salariés étaient en souffrance, à cause des manques de moyens alloués pour exercer notre mission de services publics.

Ceci se traduit sur le terrain par des manques d’effectifs, des fermetures d’accueil et de permanences rendant difficile l’accès aux droits notamment dans les territoires atypiques de notre région avec des services publics des transports de moins en moins présents dans les zones de montagnes.

Par la mise en place de l’accueil sur rendez-vous. Les CAF ne sont pas toutes encore à l’accueil sur rendez-vous. A la CAF du Rhône les conditions de travail à l’accueil sont tellement dégradées que les salariés n’y sont pas opposés. Dans la Loire, où la situation bonne et le stock à jour, la CNAF veut l’imposer quand même. En Savoie, l’accueil tout sur rendez-vous depuis plusieurs mois avec renforcement de la liquidation et polyvalence obligatoire de tous les TC, n’a pas permis d’éviter le décrochage fin Août. Avec l’accueil sur rendez-vous on laisse sur le carreau les plus démunis.

Par le développement du Caf.fr, cependant nous attirons l‘attention sur le fait que la télédéclaration des ressources trimestrielles RSA est priorisée au détriment des plus démunis qui n’ont pas d’accès internet. Ceux ci se retrouvent régulièrement avec un retard de paiement en début de trimestre (le temps de l’envoi et du traitement de la DTR papier). Les personnes qui viennent à la CAF, viennent pour rencontrer un technicien parce qu’elles en ont besoin, pas pour être accompagnées sur la CAF.fr. Les allocataires à l’aise avec internet font déjà leur démarche via le site institutionnel. Les illettrés, les personnes qui ne maîtrisent pas le français, les personnes âgées, les personnes handicapées doivent être reçues. De plus, les nouvelles technologies ne sont pas accessibles partout en région Rhône Alpes, il reste des zones blanches en Ardèche et dans les zones de montagne.

Par les mutualisations les restructurations, des réorganisations.

Par le désengagement des CAF des centres sociaux. Le personnel de la CAF de l’Ain est inquiet, et ne sait pas ce qu’il va devenir. Il n’y a aucune transparence, et pas d’information sur les perspectives.

Toutes ces mesures génèrent du stress, pour les agents, une augmentation de l’incivilité y compris dans des départements où elle était absente (Ardèche), des difficultés pour contacter leur CAF pour allocataires les plus fragiles.

Nous avons répété nos inquiétudes face aux objectifs de cette COG 2013- 2017 qui pour la première fois s’en prend aux allocataires !

A contrario, la conscience professionnelle des salariés des CAF reste entière, les allocataires sont au cœur de nos préoccupations, mais les nouvelles procédures rendent de plus en plus difficile l’exercice de nos métiers. Pourtant il faut que les directions n’oublient pas que le personnel est la clé de voute de nos organismes. Les nouvelles technologies doivent servir l’humain et non le remplacer. L’humain est très maltraité actuellement.

En effet les moyens matériels ne sont plus en adéquation avec les besoins des salariés pour vivre une vie épanouissante, ni pour vivre décemment de leur travail. Ces difficultés financières ne permettent pas aux salariés de se mobiliser à 100 %. Depuis 2004, les salaires ne sont pas revalorisés et le niveau de rémunération à baissé. Et on annonce un gel de la valeur du point pendant 3 ans dans un cadre budgétaire encore plus contraint en 2015 ! Le personnel est méprisé. On lui demande toujours plus de productivité, avec de moins en moins de moyens. Il faut revenir sur l’humain. Pour cela il faut écouter la base, arrêter la destruction de la branche famille. Mais si nous avons le même langage, nous ne parlons pas la même langue !

Réponses de monsieur Lenoir

Les points d’accords

Les directeurs sont sincères quand ils disent la même chose que nous. Il affirme que toutes les directions des CAF on une estime immense pour leur personnel. Mais « les temps sont durs » et gérer un organisme de sécurité sociale est plus difficile aujourd’hui qu’il ya 20 ans. Il partage nos inquiétudes sur les risques psycho-sociaux. Toutefois, les CAF sont moins en difficultés qu’il y a un an, et il se félicite que les allocataires soient payés à temps. Il est également d’accord avec nous sur la nécessité de travailler dans la transparence, notamment pendant les INC (instances nationales de concertation). Mais les ordres du jour sont très lourds et laissent peu de temps pour la discussion. Il est favorable pour aller plus loin vers quelque chose qui ressemblerait à un comité de groupe. Il se dit prêt pour discuter la méthode de travail. Il est heureux du retour de la CGT aux INC qui sont ainsi plus dynamiques.

Sur l’accueil sur rendez-vous, il reconnaît qu’« il y a des trous dans la raquette » et qu’en effet le dispositif actuel n’est pas adapté aux personnes les plus en difficultés.

Les points de désaccords

Pour le désengagement des CAF des centres sociaux ; ce n’est pas à la sécurité sociale de gérer les centres soins ou des centres sociaux. Mais il n’y a pas d’urgence, ce n’est pas inscrit dans la COG. Il faut maintenir les structures du moins tant qu’il n’y a pas de repreneur. Les centres ne vont pas fermer et les personnels seront mis à disposition du repreneur. Il est attaché à l’idée de progrès et l’accueil sur rendez-vous et le numérique sont l’avenir, cela va très vite. On pourra ainsi aller au devant des malvoyants avec des fiches audio et des malentendants avec des vidéos en langues des signes sur le CAF.fr. L’accueil sur rendez-vous est globalement positif et permet de prendre le temps, d’éviter les incivilités. Pour lui la productivité est aussi un élément de progrès, donc c’est bien.

Les sujets d’échanges

Monsieur Lenoir nous rappelle qu’il a été nommé pour conduire la nouvelle COG et pour diriger le réseau des CAF. Mais les directeurs restent directeurs : même si leurs marges de manœuvre sont ainsi plus faibles, mais il faut garder un dialogue social local.

Il faut être vigilant sur les RPS, et trouver une démarche pour mettre les sujets en loupe. Une commission santé existe. Il ne considère pas que tout va bien, et il y a aussi des risques du côté des directeurs.

Un travail de simplification et d’analyse des processus est nécessaire. Il propose un dispositif type « boite à idées » pour trouver des leviers permettant une simplification réelle.

Concernant les effectifs, 500 contrats d’avenir sont embauchés et 200 CDI. En préparation de la commission IGAS – IGS la question des rendus d’effectifs sera examinés. La ministre dit qu’il sera tenu compte de la réforme pour évaluer le nombre de postes à rendre.

Après une heure et demi d’échanges, Monsieur Lenoir met fin à l’entretien, il est midi il est pressé…